Égalité made in Morocco
Chaque année, à pareille date, le 8 mars se transforme en carnaval numérique. Une avalanche de publications, de citations détournées et de déclarations calibrées s’abat sur les réseaux sociaux. On like, on commente, on célèbre la femme comme on célèbre une story : vite, bien, et surtout sans déranger. C’est comme si, l’espace d’un jour, le monde s’arrêtait de tourner, suspendu à des hashtags vertueux pendant que l’actualité, la vraie, attend sagement son tour sur le banc de touche. Moi, simple internaute passif en quête d’un peu de distraction, je faisais mon zapping habituel du fil d’actualité. Et là, entre deux photos de bouquets et un énième « power women », une publication m’accroche. D’abord parce que son auteure a ce rare talent du mot juste, celui qui dit tout sans bavardage ni prétention. Ensuite, parce qu’un mot, un seul, réveilla en moi un souvenir d’il y a vingt ans. Le message disait : « Wliya tu es, wliya tu le resteras. Le message du 9 mars ! » Une phrase simple,...